Je vois de la lumière noire

by ▵under the pyramids▵

This is the battle between day and night… I see black light.

– Victor Hugo’s last words

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This post features analogue photographies by one of my favourite artists, Caroll Nox Atra, in which I am dowsing a Fleur de Poussière pendulum within the intimacy of Victor Hugo‘s Parisian flat. This serie was inspired by the writer’s passion for spiritualism.

On September 4, 1843, his daughter Léopoldine*, aged nineteen, tragically died with her husband Charles Vacquerie, drowned in the sinking of their boat. From the opposite bank, witnesses saw Charles resurface then dive immediately under the the ship in the hopes of saving his wife. He surfaces and disappears, six times in a row. He finally never reappeared again…

Hugo, then in the Pyrenees, learns about the tragedy through a newspaper and can not return in time for the funeral. The writer, terribly affected by this death which will inspire him several poems of the Contemplations, will however not produce anything, neither theater, nor novel, nor poem until his exile almost ten years later.

This death also provokes a revival in his quest for spirituality, leading him to explore ways other than Catholicism. He reads the Koran, finds himself interested in druidism, oriental religions and experiments spiritualism. According to him, many strange phenomena remain unexplained, but none of this is supernatural; it’s nature, unknown.

Victor Hugo is in exile on the island of Jersey when his friend Delphine de Girardin initiates him to table-turning in 1853. Hugo, for whom poets are also seers, is open to this kind of phenomena. For two years, Hugo and his relatives question the tables, trying to communicate with the dead. Moved by the possible presence of Léopoldine, they also record communications with many very different minds – Jesus, Cain, Dante, Shakespeare – as well as entities – Death, the Mouth of Shadow, Drama…**

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His notebooks show many annotations mentioning nocturnal noises, knocking or scratching sounds, voices murmuring to his ear. He displays his beliefs concerning the survival of the soul when declaring: Those we mourn are not the absent, they are the invisible, then: Why deny the evidence? Yes, it is natural that spirits exist.

On October 31, 1855, at 7:15 in the morning, Victor Hugo leaves Jersey for a new exile in Guernsey. A departure that will end 25 months of spiritualist sessions.

This post echoes The veil is thinning, an article dated October 31, 2014, centered around the seances led by Harry Houdini’s wife as well as those organised for Queen Victoria after the deaths of their respective husbands.

All photos Caroll Nox Atra – More images here
Pendulum & jewels available in the shop

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* Little trivia: Léopoldine is my second name.
** These seances were transcribed in a posthumous book: Le Livre des Tables — les séances spirites de Jersey also titled Chez Hugo : Les tables tournantes de Jersey (both in French)

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Fleur de Poussière (Rose-wood / Bois de Rose) –

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Paléobotanique necklace, Runic drop earrings & bracelet

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– Léopoldine au Livre d’Heures, Auguste de Châtillon, 1835 –

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Fleur de Poussière (Black Lava / Lave Noire) –

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f r e n c h

C’est ici le combat du jour et de la nuit … Je vois de la lumière noire.

– Derniers mots de Victor Hugo –

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Cet article présente des photographies argentiques de l’une de mes artistes préférés, Caroll Nox Atra, dans lesquelles je manie un pendule Fleur de Poussière au cœur de l’appartement parisien de Victor Hugo. Cette série fut inspirée par la passion de l’écrivain pour le spiritisme.

Le 4 septembre 1843, sa fille Léopoldine*, âgée de dix-neuf ans, meurt tragiquement noyée avec son mari Charles Vacquerie dans le naufrage de leur barque. De la rive opposée, des témoins voient Charles faire surface et plonger aussitôt sous la coque du navire afin de sauver son épouse. Il refait surface, et disparaît de nouveau, six fois de suite. Pour ne plus jamais réapparaitre …

Hugo, alors dans les Pyrénées, apprend ce drame par les journaux et ne peut rentrer à temps pour les funérailles. L’écrivain, terriblement affecté par cette mort qui lui inspirera plusieurs poèmes des Contemplations, ne produira cependant plus rien, ni théâtre, ni roman, ni poème jusqu’à son exil presque dix ans plus tard.

Ce décès provoque également un regain dans sa quête de spiritualité, l’entraînant à explorer d’autres voies que le catholicisme. Il lit le Coran, s’intéresse au druidisme, aux religions orientales et expérimente le spiritisme. Selon lui, bien des phénomènes étranges restent inexpliqués, mais rien de tout cela n’est surnaturel ; c’est de la nature, inconnue.

Victor Hugo se trouve en exil sur l’île de Jersey lorsque son amie Delphine de Girardin l’initie en 1853 aux tables tournantes. Hugo, pour qui les poètes sont également des voyants, est ouvert à ce genre de phénomènes. Durant deux ans, Hugo et ses proches interrogent les tables, tentant d’entrer en communication avec les morts. S’émouvant à l’idée de la présence possible de Léopoldine ils enregistrent également des communications d’esprits très divers – Jésus, Caïn, Dante, Shakespeare – ainsi que des entités – la Mort, la Bouche d’Ombre, Le Drame …**

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Ses carnets multiplient les annotations sur les bruits nocturnes, les frappements, les fracas, les voix murmurant à son oreille. Il affiche ses convictions concernant la survie de l’âme en déclarant : Ceux que nous pleurons ne sont pas les absents, ce sont les invisibles, puis : Pourquoi nier l’évidence ? Oui, il est naturel que les esprits existent.

Le 31 octobre 1855, à 7h15 du matin, Victor Hugo quitte Jersey pour un nouvel exil à Guernesey. Un départ qui met fin à 25 mois de séances spirites.

Cet article fait écho à The veil is thinning, un article datant du 31 octobre 2014 et traitant des séances de spiritisme menées par l’épouse de Harry Houdini ainsi que celles organisées pour la Reine Victoria après le décès de leurs époux respectifs.

Photos Caroll Nox Atra – Plus d’images par ici
Pendule et bijoux disponibles en boutique

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* Anecdote : Léopoldine est mon second prénom.
** Ces séances ont été transcrites dans un ouvrage posthume : Le Livre des Tables – Les séances spirites de Jersey également intitulé Chez Hugo : Les tables tournantes de Jersey.